L'avalanche de défaillances dans le système bancaire mondial a mis en exergue l'absurdité du jeu mathématique qui ne tient pas compte de l'économie réelle.
Les traders et autres boursicoteurs de haut vol (au sens de dol) sont avant tout des théoriciens de modèles mathématiques très sophistiqués
pour assouvir la cupidité des responsables bancaires.
Les politiciens sans idées ont cru donner à Nicolas SARKOZY des leçons d'économie quand il vantait pendant la campagne électorale la
« vie à crédit » des américains ! C'était surtout par opposition à la masse trop importante d'épargne des ménages français. Près de 180 milliards d'€uros sont épargnés chaque année par
les français, soit 15% de la richesse produite. Ce taux,l'un des plus importants du monde, ne profite que très faiblement aux PME et TPE. Sur ces 180 milliards, ce ne sont que 2 petits milliards
d'€uros qui sont investis dans les fonds propres des entreprises.
Après la crise financière, la crise économique va se poursuivre. Les concessions automobiles sont désespérément vides de clients. Les magasins
sont désespérément submergés par des stocks invendus, la classe moyenne est désespérément taxée par l'Etat, les collectivités territoriales et les communes sont désespérément confrontées à des
taux d'endettement de plus en plus lourds sur les recommandations des experts commerciaux de Dexia.
Rien n'est inéluctable ! L'économie réelle existe, je l'ai rencontré.
Puisque le système bancaire traditionnel est en faillite, puisque l'épargne populaire sert à tout sauf au peuple, les français qui épargnent peuvent aussi sauver leurs entreprises : celles dans lesquelles ils travaillent, dans lesquelles ils ont des amis, celles qu'ils voient de leur fenêtre et dont l'architecture participe au paysage local !
Comment ?
Par la création de fonds d'investissement locaux, départementaux ou
régionaux, alimentés par l'épargne des ménages et l'apport des emprunteurs à des fonds de caution mutuelle.
Quelles garanties pour les épargnants direz vous ?
Puisque l'Etat est capable
de mobiliser 320 milliards d'€uros pour garantir les prêts interbancaires, puisqu'il est capable de garantir les dépôts de particuliers à hauteur de 70000€ par compte, il est capable d'apporter
partiellement sa caution à de tels fonds.
Les collectivités locales, au lieu d'augmenter les impôts locaux, seraient bien inspirés également d'apporter leur caution à la création de ces fonds, générateur de richesse économique et donc d'augmentation des rentrées fiscales.
Quelle assurance pour les emprunteurs que leur activité sera prise en compte ?
Les comités d'engagement doivent alors faire « vraiment » leur métier de banquier. Les membres de ces comités doivent être représentatifs de
l'économie réelle (consulaires, syndicats professionnels mais surtout pas de banquiers....)
Ainsi la boucle serait bouclée.
Epargnant, je participe à l'économie de mon territoire et j'en retire un double profit :
-
Un profit social en développant la richesse de mon territoire.
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Un profit financier sur mon placement en limitant le risque.
Emprunteur, je peux développer mon entreprise et en tirer un double profit :
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investir et embaucher.
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Rentabiliser l'investissement pour bénéficier des mes efforts et en faire bénéficier mon territoire.
Le risque zéro n'existe pas plus en économie que dans toute autre activité, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas tenter l'impossible !
Chiche.