Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 10:43

La ligne Nantes - Gijon est en service depuis la mi septembre 2010 et l'armateurs Louis Dreyfus Lines comme les pouvoirs publics ne tarissent pas d'éloges sur le succès de cette autoroute de la mer qui pourra être considérée comme une infrastructure comme une autre.

C'était le même langage quelques mois après la mise en service de la ligne Toulon - Civitavecchia.

Seulement, il n'y a en moyenne qu'une trentaine de camions par rotation. Je ne vois pas comment la ligne pourra se rentabiliser et surtoute comment l'armateur pourra rapidement mettree en service un second bateau comme cela est prévu.

Au bout du compte, c'est encore les transporteurs routiers français et espagnols qui paieront la note.

 

Et on ne parle pas des mouvements de grève sur le port de Nantes qui ne tarderont pas à arriver pour faire entendre raison à l'armateur sur la pénibilité d'un docker chargé de faire la circulation  dans l'enceinte du port pendant ...12 heures par semaine !

Par Rebelle - Publié dans : economie
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 10:13

Un mois de grève, des centaines de millions d'€uros perdus pour le seul port de Marseille, des armateurs qui ont décidé "définitivement" de faire le choix de Gênes ou de Barcelone et pour finir 4 jours de négociations à sens unique.

Les grutiers et autres manutentionnaires des ports, plus souvent en salle de repos que sur leurs engins ont obtenu des gestionnaires des ports, des entreprises de manutention et de l'Etat un accord sur la "pénibilité" de leur travail. 2 ans de moins à travailler que le commun des mortels au titre de la pénibilité et un an de plus dèq qu'ils feront semblant d'envisager une nouvelle grève.

A raison de 12 heures de travail effectif par semaine pour plus de 4000€ nets par mois, je connais des métiers plus pénibles.

Le gouvernement range la poussière sous le tapis au lieu de s'attaquer frontalement aux privilèges exorbitants d'une organisation syndicale aux méthodes "mafieuses".

 

Il est peut être intéressant de mettre en parallèle l'affaire du port de Toulon dont, il faut le rappeler, le gestionnaire est la CCI du Var.

A nouveau, les comportements illégaux des armateurs et transporteurs turcs ont repris après quelques semaines d'illusions.

 

Plusieurs décennies après la casse du pavillon français de marine marchande, ce sont les ports français qui sont condamnés par cet accord qui ne leur donnera pas la compétitivité nécessaire face aux monstres de rentabilité de la Mer du Nord.

La France bénéficie d'une façade maritime idéale : des ports accessibles à tous les tonnages en Manche, sur la façade atlantique et en Méditérannée.

Pourtant, elle perd chaque jour des parts de marché du fait d'une bande de "gangsters" qui imposent par la force leur monopole.

Quand on connaît leurs origines politiques, on ne peut qu'être heureux de la chute du mur de Berlin.

 

Ce n'est pas en donnant satisfaction à ces "kidnappeurs sociaux" que Nicolas Sarkozy améliorera sa cote de popularité.

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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 19:16

Il y a eu un tout petit (mais alors tout petit) buzz sur les réseaux sociaux à propos du reportage d'envoyé spécial sur les pratiques déloyales et illégales de Norbert Dentressangle.

Pourtant plusieurs transporteurs n'ont pas craint de se mettre en lumière pour dénoncer de telles pratiques.....et puis plus rien !

Un petit édito par çi, une grosse (fausse) colère par là : tout le monde a rangé avec précaution sa plume au vitriol.

Oublions vite ce reportage qui donnait encore une mauvaise image du transport routier.

 

Les syndicats ont ils porté l'affaire devant la Justice ?

Les corps de contrôle se sont ils intéressés de plus près aux montages juridiques du patron aux camions rouges pour démonter ces délits clairement constitués ?

Rien de tout cela. Il y a même des transporteurs pour prendre la défense de ND "Vous savez, ils ne sont pas les plus mauvais donneurs d'ordre...etc..."

 

Mieux ! Jean Paul DENEUVILLE se serait fait piéger lors d'un séminaire de la FNTR. Interrogé par l'équipe d'envoyé spécial, il a tout de même justifié le recours illégal à des conducteurs étrangers en permanence sur le territoire français sans avoir le statut de salarié détaché.

 

Eh oui, quelques jours après cette tempête dans un verre d'eau, chacun est rentré dans son camion ou son entreprise et le système va continuer.  De nombreuses entreprises de transport, souvent adhérentes de la grande fédé, ne voudraient quand même pas que des journalistes viennent mettre le nez dans leurs magouilles transfrontalières alors qu'ils condamnent à grand renfort de communiqués de presse ce type de pratiques.

 

Croyez vous encore qu'il y ait un avenir pour un pavillon routier résolument français ? J'en doute

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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 18:56

Le rapport de la Cour des Comptes est maintenant publié. Ce que j'écrivais il y a quelques semaines se confirme en tous points dans le rapport présenté cette semaine pa Didier MIGAUD.

Je ne retiendrais qu'une seule remarque.

Une part non négligeable de la ressource affectée a servi à financer l'immobilier de l'AFT. L'organisme doit donc rembourser au Trésor Public les sommes indument utilisées.

Mais il semble que les choses trainent en longueur, Administration et AFT se renvoyant la balle sur les montants à définir.

La somme sera coquette mais sera t elle payée par l'AFT ? On peut en douter !

Les transporteurs seront contents d'apprendre que les fonds qu'ils versent au travers de cette ressource affectée sert à autre chose que ce pourquoi elle est prélevée.

 

Mais c'est une autre affaire ! Tant que le pot de confiture est plein, il y a toujours des convives pour se servir et comme le souligne la Cour des Comptes, les cooptations vont bon train à l'AFT pour que la confiture reste en famille.

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 17:02

Mardi 31 mars 2009 : "les camions bleus à l'heure de l'Europe low-cost". c'était le titre d'un article publié sur ce blog.

Pas loin de deux ans après, ce qui était dénoncé "confidentiellement" sur ce blog est diffusé largement à une heure de grande écoute sur  France 2.

Il n'y a que la couleur des camions qui change : bleu ou rouge, la pratique est la même.

Je suis persuadé que nous pourrions faire toute la palette de l'arc en ciel et trouver ces entreprises mises au pinacle pour leur saine gestion et qui devraient être mises au pilori pour être responsables de la casse du pavillon français.

Qui se souvient encore des marins qui travaillaient sous pavillon français ?

Qui se souviendra en 2020 ou avant des entreprises françaises de transport et des conducteurs routiers français ?

 

 

 

Par Rebelle
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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 18:59

Jusqu'à présent, nous avions l'habitude des reportages TV montrant des conducteurs responsables d'accidents dramatiques, souvent sous l'emprise de l'alcool et des stupéfiants, conduisant en regardant la télé, etc.....

 

Envoyé spécial, magazine de reportages faisant quelque fois dans le "trash" pour faire de l'audience, risque cette fois de fédérer enfin des professionnels non pas contre les médias mais bien contre les groupes mondialisés du transport et de la logistique et contre la principale fédération française de transporteurs.

 

Premièrement, on oublie vite la présentation du reportage et le problème qui s'est passé pendant de nombreux mois sur le port de Toulon. Jean Pierre DUCOURNAU et Marc GROLLEAU sont montés au créneau avec la fougue que l'on connaît et  ils ont fait reculer l'armateur turc et ses transporteurs.

Il aura fallu plusieurs mois pour que l'Administration se soucie d'opérations totalement illégales. On aura remarqué par ailleurs que la gestion du port de Toulon est assurée par ? la CCI du Var !!! de beaux drapeaux flottaient au vent des remorques turques.

Voilà une belle idée de l'argent des transporteurs varois dépensée au bénéfice de nos amis turcs. Ben voyons !

 

Ce blog s'est fait l'écho depuis maintenant plus de 2 ans de tout ce qui est dénoncé dans le reportage de F2. Le premier groupe privé de transport routier a été clairement épinglé par le reportage.

Et oui, si les camions rouges gagnent de l'argent, c'est en faisant trimer les nouveaux esclaves de la route. Le témoignage d'un responsable de site ND est édifiant : les polonais sont des emmerdeurs et les roumains des voleurs. Heureusement qu'il y a les Dobermans et mon bâton pour les faire obéir.

Question xénophobie et escalavagisme, on peut difficilement faire pire !

 

Mieux quand même, on parle de plusieurs dizaines (80) de Polonais et/ou de Roumains dans une seule agence ND et de 800 Polonais pour ND France.

Pourquoi l'inspection du travail et les contrôleurs terrestres ne se sont jamais préoccupés du problème. Ne me dites pas qu'ils l'ignoraient.

Pourquoi les syndicats de salariés, si prompts à dénoncer les patrons voyous ne se sont jamais préoccupés de ces salariés d'un autre âge. Ne me dites pas qu'ils l'ignoraient.

Pourquoi les grands donneurs d'ordres et autres chargeurs ne se sont jamais interrogés sur la provenance des conducteurs sur leurs sites ? Là c'est plus simple !!! les prix Madame, Monsieur. Les prix !!!!

 

Mais le bonnet d'âne est à poser sur la tête de ce cher Jean Paul comme l'appelait jadis Dominique Bussereau. Il n'a pas manqué de justifier la pratique de son principal adhérent (la cotisation doit être rondelette). Il faut réduire les coûts pour rester compétitifs ! ils n'ont pas d'autres moyens pour se défendre. Ben voyons !

 

Que va devenir le conducteur routier de chez Norbert qui a eu l'inconsciance de dire que son employeur l'oblige à se mettre en coupure dans les opérations de chargement et de déchargement.

Il va probablement être "déchargé" de tout souci avec son chrono numérique. Peu de chances qu'il passe entre les mailles du filet du DRH de ND comme le chef d'agence xénophobe.

Bizarre quand même que le groupe Norbert Dentressangle n'ait pas encore réagi

La couleur rouge de ses camions a la couleur du sang de ses esclaves.

 

Finalement, ce reportage va rendre service aux dirigeants de PME et de TPE du transport routier qui restent avant tout des femmes et des hommes soucieux de leur environnement, attachés au dialogue social et au sens de la solidarité, respectueux des règles qui font la sécurité de tous. Avec tout cela, on leur demande d'être rentables en plus. Pour la plupart, ils y arrivent mais au prix de quels sacrifices !!

Des sacrifices que les patrons salariés de Norbert Dentressangle, de Geodis et des autres coquins ne connaissent pas, comme ne les connaît pas le délégué général d'une organisation professionnelle dont le salaire est tellement indécent que le président de l'AFT en serait jaloux dit-on !

 

Pour conclure, comment l'unostra va pouvoir expliquer qu'elle existe encore pour sauver l'intérêt des TPE dans les locaux de leur fossoyeur. 

Par Rebelle - Publié dans : economie
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 15:49

Si SNCF Participations a acquis récemment la quasi totalité du capital de NOVATRANS, les administrateurs de l'opérateur de fret combiné sont les mêmes (ou à peu près).

La modification du tour de table ne modifie en rien la situation catastrophique de l'entreprise présidée par René Petit, ancien président de la FNTR.

Les résultats nets de NOVATRANS sont les suivants depuis 6 ans :

- 2004 : 5 millions d'€uros de résultat net négatif ;

- 2005 : 0.1 million d'€uros de résultat net positif (exceptionnel) ;

- 2006 : 0 (année exceptionnelle, l'entreprise ne perd pas d'argent pour la 2ème année consécutive) ;

- 2007 : 1.2 million d'€uros de résultat net négatif (on ne se refait pas) ;

- 2008 : 6 millions d'€uros de résultat net négatif ;

- 2009 : 21.7 millions d'€uros de résultat net négatif.

Ce qui fait quand même la bagatelle de 33.8 millions d'€uros de déficits accumulés pendant 6 ans.

 

Maintenant on peut passer à GEODIS mais peut être cette société et toutes ses ramifications est bénéficiaire par l'exploit des financiers qui gèrent SNCF. Rappellez vous que Pierre BLAYAU, l'actuel patron de Fret SNCF GEODIS a été le fossoyeur de Moulinex. Il est bon de se rappeller les belles promesses pour les salariés et les sous traitants du fabricant français de petit électro ménager dont le site principal se trouvait en Basse Normandie. 

 

Bien sûr les chiffres ci-dessous ne reflètent pas la réalité de l'excellente santé de l'entrprise.... où et comment ? Personne ne le sait !!!!

GEODIS INTERNATIONAL

- 2004 : 26 millions d'€ de perte nette

- 2005 : 21 millions d'€ de perte nette

- 2006 : 26 millions d'€ de perte nette

- 2007 : 14 millions d'€ de perte nette

- 2008 : 16 millions d'€ de perte nette

- 2009 : 26 millions d'€ de perte nette

soit la modique somme de 129 millions d'€uros de pertes cumulées sur 6 ans.

Monsieur BLAYAU est il passé en CRSA ?

 

GEODIS CIBLEX

Le troisième opérateur de messagerie a en 2009 des capitaux propres négatifs de 5.7 millions d'€uros.

Monsieur BLAYAU est il passé en CRSA ?

 

On se gargarise des CRSA en faisant semblant de faire croire aux transporteurs que la profession est régulée..... elle est régulée par qui ? Qui sont les dindons du système ?

Des petites entreprises de transport dirigées par des  femmes et des hommes énergiques, passionnés, compétents qui, eux, passent en CRSA, sont sanctionnés quand ils ne sont pas radiés.

 

Il va être intéressant de fouiller un peu dans les comptes des grandes entreprises de transport et de logistique comme il pourrait être intéressant de fouiller dans les conditions de reprise de certaines entreprises (des noms, des noms....oui ça viendra quand j'aurais toutes les preuves)

 

Par Rebelle - Publié dans : economie
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 17:56

La profession du transport routier a construit depuis des décennies des outils remarquables. Cette profession intelligente a toujours eu de l'avance en matière sociale, preuve en est l'inflation d'organismes et d'associations dont on constate aujourd'hui les dérives dans leur fonctionnement.

Dénoncer ces dérives ne suffit pas à les éviter. Il faut bien entendu en rechercher les causes dans les Hommes et les structures qui les commandent.

Les évènements récents dans le secteur de la métallurgie (affaire UIMM) démontrent que les dysfonctionnements que l'on constate dans notre branche se déclinent dans beaucoup de métiers.

 

Un premier constat récurrent est que les professionnels se plaignent de leur perte de pouvoir. Ce phénomène est grave car c'est lui qui conduit à des dérices volontaires ou involontaires des acteurs intervenant dans la branche.

On peut identifier 3 types de responsabilités :

- les professionnels ;

- les permanents salariés ;

- les structures elles mêmes.  

Les professionnels

La présence de professionnels est fondamentale pour défendre les intérêts des transporteurs. C'est une évidence. Pourtant, il faut que ces professionnels agissent dans l'intérêt général et non à l'aune de leur expérience d'entreprise, soient disponibles et compétents.

Non qu'il s'agisse de faire le procès de la compétence des professionnels. Toutefois, un dirigeant d'entreprise peut tout à fait être très compétent dans la gestion et le développement de son entreprise et "se prendre les pieds dans le tapis" quand il s'agit de diriger un organisme de gestion de fonds ou une organisation professionnelle au niveau régional ou national.  

Par ailleurs, mener une carrière syndicale et une vie d'entreprise n'est pas simple surtout dans les petites structures où il n'existe pas de délégation. Il est donc souvent incompatible d'assumer un mandat électif au sein d'une structure professionnelle et diriger une entreprise qui engage son patrimoine.

 

Incompatibilité dans la gestion du temps : le partage entre le mandat syndical et les impératifs quotidiens de l'entreprise est souvent impossible et la disponibilité se dégrade.  

Incompatibilité dans la prise de décision : les décisions à prendre qui engagent la profession peuvent être prises hors du champ de l'activité professionnelle du transporteur ou bien générer des risques sur l'entreprise par réaction de confrères, des chargeurs ou de l'Administration.

 

compte tenu de cette exposition dangereuse, peu de professionnels s'investissent dans la défense des intérêts de la profession.

De plus, les dossiers à traiter deviennent de plus en plus complexes, le maniement des arcanes administratives imposent des compétences en matière juridique, réglementaire que les professionnels ne maîtrisent pas forcément.

Ils doivent donc s'appuyer sur des permanents qui suivent les dossiers au quotidien et ainsi trouver un juste équilibre dans le duo professionnel - permanent.  

Enfin, le goût prononcé de certains partenaires sociaux et de l'Administration pour la "réunionite" conduit les professionnels a passer trop de temps en séances stériles, souvent inefficances et improductives.

 

Au delà de ces difficultés factuelles, apparaissent les déviances humaines. Pour certains professionnels, ils ont la fâcheuse tendance à s'habituer aux ors de la République et en viennent  à défendre leur intérêt personnel au détriment de l'intérêt collectif pour obtenir des prébandes, des postes indemnisés et/ou des médailles.

 

Le désir de pouvoir et de reconnaissance qui animent un certain nombre de professionnels élus poussent même certains à souffrir de paranoïa qui les rend enclins à écouter plus leurs ennemis que leurs amis.

Enfin, pour ceux qui résistent au champagne millésimé et à la moquette épaisse, il existe le chantage, la vengeance, les moyens détournés pour les briser personnellement et professionnellement. 

 

Les permanents et salariés des structures

C'est sur eux que repose le fonctionnement des organismes et syndicats professionnels, tant au plan national que local.

Dans leur immense majorité, ils font preuve de compétence,de dévouement et d'un grand respect des intérêts des professionnels pour lesquels ils travaillent.

Ils maîtrisent parfaitement les rouages institutionnels et ont une parfaite connaissance des textes régissant la profession. Il leur manque souvent la connaissance du vécu de l'entreprise, encore que quelques permanents ont également été chefs d'entreprise.

Ces permanents fonctionnent "en meute". Ils se cotoient en permanence et s'inscrivent dans une logique d'institution en s'éloignant de l'intérêt commun de la branche.  

La nature ayant horreur du vide, certains permanents se sont octroyés le pouvoir sur les professionnels par l'absence de ces derniers à prendre leurs responsabilités.

Les permanents deviennent ainsi incontournables dans le dispositif en maîtrisant les leviers nécessaires dans l'action des professionnels.

On le voit bien. Il ne s'agit pas de dénoncer les uns au bénéfice des autres et inversement. C'est bien l'absence d'une complémentarité entre permanents et professionnels qui pose problème.  

Je ne parlerais pas là de certaines déviances pouvant conduire des permanents à "éliminer" les professionnels en particulier dans les structures où les indemnisations peuvent être confortables.

 

Les organismes professionnels

La représentation professionnelle défaillante résulte enfin de la logique propre des organismes professionnels.

Les lieux de convergence des déviances constatées ci dessus se situent dans les structures professionnelles qui décident de la politique de la branche.  

Ainsi dans bon nombre de structures, les professionnels actifs sont marginalisés.  

Par exemple à l'OPCA Transport, on recense 18 membres patronaux dont 11 sont des permanents, 3 des transporteurs retraités souvent depuis longtemps, 3 membres de l'UNOSTRA dont la présidente qui n'est plus transporteur. Il n'y a en tout et pour tout qu'un seul professionnel en activité.

 

Autre exemple : lors de la séance qui devait statuer sur l'intégration de l'OTRE au sein de cette structure, aucun professionnel ne siégeait.

Le président patronal de la CNPE est un permanent de l'UFT dont le siège est dans les locaux de l'AFT (la boucle est bouclée) !

 

L'AFT ne déroge pas à la règle (voir articles précédents) pour permettre au "permanent président" de manoeuvrer son conseil d'administration à sa guise.

 

Les structures quittent donc une logique professionnelle pour s'inscrire dans une logique de développement interne où les professionnels de la branche sont marginalisés quand ils ne sont pas exclus tout simplement.

 

L'organisation de la FCO sur 5 jours avec les conséquences que l'on connaît pour les entreprises et les salariés procèdent de ces logiques internes qui ne tiennent pas compte des intérêts de la profession.

 

Y a t il des solutions ?  

Bien entendu et heureusement.

 

Premièrement, instituter un mode de fonctionnement évitant autant que faire se peut les dérives dénoncées plus haut.

Cela passe par une implication plus importante des professionnels dans le fonctionnement des structures nationales ou territoriales, non pas à coup d'opérations de petits potentats et d'actions dont les conséquences sont parfois désastreuses mais en créant un véritable équilibre et un véritable respect entre professionnels et permanents.  

De ce point de vue, le fonctionnement interne de l'OTRE tend à se rapprocher de cet idéal. Dans les commissions nationales paritaires par exemple, il s'agit toujours d'un duo professionnel - permanent. C'est d'ailleurs ce duo qui donne encore plus de pertinence aux propositions de l'OTRE.

 

Deuxièmement, il faut rendre de la transparence à tous les dispositifs.

A titre d'exemple, en matière de formation, l'OTRE a proposé la création d'un Conseil Supérieur de la Formation Professionnelle chargé de vérifier et contrôler l'action de chaque acteur de la formation (financement, pédagogie, validation et organismes de formation) et surtout définir par des professionnels la politique de formation globale de la branche.

Pourquoi ce projet, séduisant aux dires de bon nombre de partenaires sociaux, n'a pas abouti ? ....cherchez à qui profite le crime !

 

Troisièmement, il faut éviter, voire interdire les mandats croisés. En effet, ce sont souvent les mêmes qui siègent dans les organismes dépensiers et les structures de contrôle. Difficile d'être objectifs non ?

Il en est de même dans les négociations paritaires. Il ne peut plus être toléré que certains membres et non des moindes soient juges et parties.

 

Si l'OTRE est un caillou dans la chaussure de pas mal de monde, c'est bien parce que cette organisation veut faire bouger les lignes et faire cesser des comportements (j'avais un mot d'origine italienne sur le clavier) au seul bénéfice de quelques uns.

Notre profession est un métier d'avenir, n'en déplaise aux chantres écologiques. Faisons ensemble le ménage de nos fonctionnements internes pour construire tous ensemble sans exclusive et à égalité une représentation forte de nos métiers pour construire le transport de demain.  

Par Rebelle - Publié dans : economie
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 17:56

Tout a changé ? Rien n'a changé !

A 7 reprises (12.03.09-15.03.09-16.03.09-17.03.09-22.03.09-25.03.09-30.03.09) ce blog s'était fait l'écho des turpitudes de Bernard Prolongeau dans la gestion hasardeuse et intéressée de l'AFT et de ses multiples et juteuses SCI.

La Cour des comptes, alors présidée par Philippe SEGUIN avait pointé du doigt les nombreuses irrégularités que les auditeurs de la Cour avaient relevé.

A l'exception des articles de ce blog et de quelques remarques acerbes échangées dans le microcosme du transport routier, le châtelain de Monchy Saint Eloi a continué à dormir confortablement avec un salaire mensuel de 30 000€.

Le courrier adressé par Philippe SEGUIN en juillet 2009 aux ministres de tutelle les enjoignant de prendre des mesures efficaces pour corriger les dérives constatées sur les fonds publics et l'argent des entreprises n'a pas plus ému Monsieur PROLONGEAU.

 

Près de deux ans se sont écoulés et rien n'a changé dans l'opacité de la gestion de l'AFT, si ce n'est l'intitulé de l'association qui a été modifiée.

 

Ce qui semble étrange, c'est qu'après avoir été admonestée par la Cour des Comptes, l'AFT a bénéficié de nouvelles ressources de la part de l'Etat, au détriment du seul concurrent sérieux de l'AFT : Promotrans.

 

Je ne roule pas pour Promotrans. Cet organisme a fait lui aussi preuve de laxisme à certaines périodes et le même rapport de la cour des comptes a également épinglé Promotrans (largerment moins faut il ajouter). Cette précision étant faite, quelles sont les nouvelles ressources ?

 

La taxe d'apprentissage

L'AFT est devenu le seul collecteur de la branche, Promotrans n'ayant plus qu'une délégation de collecte. Mais comme la formation professionnelle initiale des transports couvre au delà de la branche transport et logistique (BTP, Intérim, compte propre...), le fait d'un seul collecteur oblige Promotrans à rendre compte à l'AFT de l'ensemble des informations sur l'éventail de ses clients, c'est à dire offrir sur un plateau toutes les informations commerciales sur le seul concurrent. Belle mesure monopolistIque qui devrait faire l'objet d'un dépôt de plainte.

 

La ressource affectée

Cette ressource est issue d'une taxe prélevée sur les cartes grises. Cela répondait à un besoin d'indépendance des acteurs de la formation qui pouvaient ainsi se concurrencer dans leur rôle de développeur de la formation, la concurrence devant favoriser la baisse des coûts de formation pour les entreprises et les salariés. 

Bien que seule destinataire de l'intégralité des fonds (on se demande pourquoi) l'AFT devait en rétrocéder un pourcentage (très minime) à Promotrans.  

Jusque là, il y avait beaucoup à dire mais Promotrans pouvait "tailler quelques croupières" à l'AFT au bénéfice des entreprises et en particulier des plus petites.

Changement de règle : l'AFT s'octroie avec la complicité du ministère la totalité des fonds, Promotrans étant obligé de financer sur ses propres fonds leur service pédagogique pour répondre aux besoins des ministères en matière de conception de la formation, d'organisation des examens et de conseil. Il en est de même pour la participation aux commissions où la présence de Promotrans est requise en vertu de son rôle de développeur au plan national et régional.

Circulez ! il n'y a plus rien à voir, les moyens financiers sont dorénavant dans les seules mains de l'AFT alors que la Cour des Comptes vient à nouveau de la "choper" les mains dans le pot de confiture !

Un prochain article se fera l'écho du rapport de la Cour qui constate 2 ans après un premier contrôle que le système n'a pas changé sauf qu'il y a peut être un peu plus de monde autour du pot de confiture (mais certainement, ni les entreprises de transport, ni même les salariés mais un petit microcosme où chacun préserve les intérêts de son voisin à coup de médailles et de prébandes)

 

Conclusion

Le seul concurrent de l'AFT est bien Promotrans.  La nécessité qui lui est faite de présenter à l'AFT un budget prévisionnel pour toucher quelques subsides du châtelain, rompt le principe de la concurrence en faveur de l'AFT qui connaît de ce fait les actions commerciales de son concurrent.

Cette volonté de concentration dans une seule main (dont on peut penser que le ministre et son cabinet ne peuvent être complices) conduit donc à une montée en puissance de l'hégémonie d'un association au détriment de celles pouvant la concurrencer.

2ème effet Kiss-Kool, cela profite aux financements occultes de la FNTR, CQFD !

Pendant ce temps, les transporteurs se battent pour maintenir à flot leurs entreprises... elle est pas belle la vie !

 

Suite juteuse sur la représentation professionnelle, vous verrez ça craint !

Par Rebelle - Publié dans : economie
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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 18:55

Quelle cure de jouvence de lire les 30 pages de Stéphane HESSEL (Editions Indigène - 3€ dans toutes les bonnes librairies). A la veille de la nouvelle année, n'hésitez pas à l'acheter. Vous pourrez y trouver matière à former vos voeux pour 2011.

Cet homme de 93 ans est encore capable de s'indigner, se révolter, se rebeller, lui qui a eu tous les honneurs : Ambassadeur de France, Commandeur de la Légion d'Honneur (celle là pour de vraies raisons).

Ancien résistant rescapé des camps d'extermination, il a été co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948 et l'un des initiateurs du programme politique élaboré par le conseil National de la Résistance, il nous invite à nous indigner dès lors que les valeurs fondamentales de l'humanisme sont bafouées.

 

Indignez vous contre la dictature des marchés financiers ! Qui se cache derrière ce vocable fumeux ? Personne ou bien une sorte de réseau sectaire et tentaculaire qui piétine les individus au bénéfice de gourous (ou de zombis) qui dirigent le monde. sont ils identifiables ? non et c'est bien le danger.

 

Indignez vous contre la dictature de l'Administration ! Le terme même renvoie à une irresponsabilité collective au prétexte que chaque individu censé améliorer le sort des populations, ne fait que respecter des processus qui les écrasent.

 

Indignez vous contre la dictature de l'argent ! ou tout du moins contre l'argent finalité de tout. L'argent est un outil pour permettre aux individus de s'exprimer, de créer, aux chefs d'entreprises d'inventer des concepts, de les développer, de créer de nouvelles valeurs au service de tous les acteurs de l'entreprise, d'améliorer la qualité de vie de la population.

 

Indignez vous contre ceux qui s'indignent pour rien et ne font rien du tout !

 

Indignez vous contre la dictature du socialisme qui érige le principe de l'intérêt général contre l'intérêt particulier. De ce point de vue, je ne suis pas la démonstration de Stéphane HESSEL sur la perte des valeurs issues de la Résistance et de la période de la libération.

Les grandes avancées sociales (sécu, retraite par répartition...) ont été créées à une époque où le déséquilibre démographqiue dû à la guerre pouvait tout permettre. Tout en conservant les fondamentaux de notre système social, c'était dans les années 60 et 70 qu'il aurait dû être réformé pour en garantir la pérennité et interdire l'Etat providence qui a déresponsabilisé toutes les générationsdepuis.

La nationalisation des grands moyens de production répondaient à des obligations de solidarité pour reconstruire un pays en ruine concrètement et psychologiquement. Toutefois Monsieur HESSEL semble oublier les milliards de Francs du Plan Marschall. Ce n'est pas la nationalisation des Houillères qui aurait sauvé la France, bien au contraire. Ces nationalisations ont été le boulet de l'économie française et le début de notre déclin.

 

Indignez vous contre la pensée unique qui tend à démontrer que le libéralisme est le monstre absolu. C'est là où tout s'oppose entre socialisme et libéralisme.

Le socialisme est capable de priver de liberté les Hommes, de les rendre serviles, de les appauvrir intellectuellement et financièrement au seul prétexte de garantir l'intérêt général. Mais nul n'est capable de savoir où est l'intérêt général puisque celui ci est vu à l'aune de son propre intérêt particulier.

Le libéralisme au sens humaniste du terme, héritier du siècle des Lumières, met au contraire l'individu au centre de tout. C'est sa capacité en toute liberté à créer, à innover, à développer qui crée la richesse pour la collectivité. L'autre contrepartie est la responsabilité individuelle contre l'irresponsabilité collective.

 

Mais je vais relire avec attention ces belles pages d'indignation.

Chacun de nous doit conserver intactes les valeurs qui ont forgé l'humanité. Si ces valeurs sont remises en question, alors il ne faut pas simplement s'indigner, il faut résister !

C'est tout le sens du message de ce vieux monsieur de 93 ans dont le coeur de rebelle nous permet encore de croire à l'avenir de l'humanité.

La parution de ce petit bouquin la même année que la sortie du film "Des dieux et des Hommes" devrait faire réfléchir chacun d'entre nous sur la force de l'amour, du partage et du don de soi ! Pas facile à vivre, j'en conviens mais on peut toujours essayer.  En tout cas, c'est le voeu que je forme pour cette nouvelle année

Joyeuses fêtes, il y a matière à espérer

Par Rebelle
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