Probablement les deux !
A l'origine, les écologistes étaient les héritiers des soixantehuitards, gentils barbus qui cherchaient le
sable sous les pavés du Boulevard Saint Michel. Leurs parents avaient élevé des chèvres dans le Larzac pendant quelques mois avant de prendre la direction de multinationales avec des salaires
leur permettant d'acheter une Rolex avant 50 ans (n'est ce pas Monsieur SEGUELA) !!! Les enfants, dénommés bobos se retrouvaient dans les beaux quartiers du 6ème et du 7ème arrondissement de
Paris. Lors de dîners en ville cocaïnés, les nouveaux apôtres de Dame Nature contestaient la société consumériste, le pouvoir de l'argent et les 4x4 aux vitres teintées.
Ils étaient aussi directeurs de création dans les agences de pub, jouaient en bourse avec des amis traders et
fréquentaient le week end la forêt de Fontainebleau à bord de monstrueux 4x4 dont la consommation de carburant aurait fait frémir n'importe quel transporteur.
Puis l'écologie inspira quelques doux rêveurs, utopistes et sympathiques. Etaient ils si sympathiques qu'ils
disparurent du paysage bien rapidement au profit des précédents, attentifs à l'émergence d'un nouveau marché porteur de profits et de parcelles de pouvoir : la dérive sectaire, dès lors,
s'amorçait de manière inéluctable.
La base sectaire répond à trois principes fondateurs :
-
brimer les libertés individuelles ;
-
manipuler mentalement les individus ;
-
faire émerger une ou plusieurs autorités charismatiques : les gourous.
Comment organiser tout cela ? Il y a environ 30 ans, les doux rêveurs dont je parlais plus haut avaient créé
des associations régionales ou thématiques, et avec l'énergie de la passion qui les animaient, entreprenaient (oui c'est une véritable entreprise) des actions locales ou de grande ampleur comme
la création des premiers parcs nationaux et régionaux, le développement du tourisme pédestre et la création des chemins de randonnée. Des centaines d'actions menées bénévolement par des purs,
mais.......
Quelques fins Affairistes comprirent tout l'intérêt de capter ces énergies à leur seul profit, à leur seule
gloire : c'est ainsi que France Nature Environnement (FNE) vit le jour, future pompe à fric de la fausse écologie, condamnée à juste titre par de vrais scientifiques sans langue de bois comme
Claude ALLEGRE.
La pompe à fric FNE ponctionne aujourd'hui 1,7 millions €uros par an sur nos impôts. Sur le budget 2008, le
ministère de l'écologie et du développement durable de Jean Louis BORLOO a ainsi versé plus de 1 million d'€uros à FNE, 680 000 € de subventions et autres partenariats publics pour entretenir une
trentaine de permanents infiltrant les sphères politiques, les milieux d'affaires et les médias et mieux inoculer les fausses informations sur le réchauffement climatique dû selon les nouveaux
évangélistes à la croissance économique et la folie des Hommes.
Une fois ce travail de déstabilisation effectué avec succès, il fallait trouver les gourous ayant l'autorité
charismatique sur le bon peuple pour véhiculer les messages d'apocalypse leur assurant une audience continue dans la presse écrite et audiovisuelle.
Plusieurs figures sont apparues sur le devant de la scène : AL GORE aux Etats Unis, Nicolas HULOT et Yann
ARTHUS BERTRAND en France.
Le premier a été le vice président de Bill CLINTON à la Maison Blanche, à une époque où il n'était pas question
que les Etats Unis signent le protocole de Kyoto ! Étrange non, pour celui qui recevra 10 ans plus tard le prix Nobel de la Paix conjointement avec le GIEC.
Le second a été pendant des années l'animateur télévisuel préféré des Français. Utilisant les moyens de
communication les plus polluants, il faisait rêver Madame Michot dans les récifs coralliens, les neiges du Kilimandjaro ou les forêts de Papouasie. Ce rêve avait un prix : promouvoir la marque
d'une multinationale de cosmétiques et alimenter le compte en banque de celui qui commençait à avoir la tête plus grosse que son chapeau.
Le troisième enfin, héritier d'une famille richissime germanopratine, faisait partie des oisifs nés avec une
cuillère en argent et possédant malgré tout un certain talent photographique. Lui aussi, adepte de somptueuses photos de la planète prise depuis de coûteux hélicoptères et autres avions émetteurs
de CO². Le fier moustachu est maintenant largement financé par PPR (Pinault Printemps Redoute) et BNP Paribas, pourtant deux Démons de notre société de consommation mondialisée.
C'est l'association objective, tactique et profitable des ces trois gourous qui conduit aujourd'hui notre
civilisation vers sa perte.
A stigmatiser la croissance économique comme facteur aggravant d'un réchauffement climatique dû à l'homme, ce
qui reste à prouver, les nouveaux gourous de la fausse écologie voudraient faire passer notre civilisation à côté des progrès technologiques et scientifiques.
Comme le dit intelligemment Claude ALLEGRE dans son livre L'Imposture climatique (Ed. Plon) « C'est non pas un mais 5 ou 10 changements technologiques majeurs qui sont devant nous et, comme chaque fois qu'il y a eu dans le passé de
grandes transitions technologiques, c'est une période de croissance économique extraordinaire qui s'annonce ».
Face à ce challenge, les prophètes du catastrophisme et les adeptes de la
bougie jouent contre l'humanité !
Comme on le sait, une religion est une secte qui a réussi. Elle réussit
souvent par la force : l'inquisition catholique au 15ème siècle ou plus proche de nous, l'intégrisme islamique.
Nos « sympathiques » gourous ne s'en cachent pas. Nicolas HULOT le
dit dans La Voix du Nord le 21 octobre 2007 « les bons sentiments ne suffisent plus. C'est désolant mais nous devons aller vers le coercitif ». Je vous apprendrais le bonheur,
même contre votre gré !
Daniel Cohn-Bendit, qui se prend quelque fois les pieds dans le tapis de
propos incohérents craint même « Attention, l'écologie pourrait devenir totalitaire ».
Notre société de l'à peu près, des faux semblants et de la télé-réalité
oubliera vite, il faut l'espérer, cette religion de la décroissance pour en faire un simple effet de mode, aussi court que les cerveaux qui l'ont inventé.