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Il faut le dire !
La crise économique frappe durement toutes les PME et TPE. Quelles que soient les activités (industrielles, commerciales et services), les dépôts de bilan s'accumulent dans les greffes des tribunaux de commerce.
Procédures de redressements et plus souvent liquidations judiciaires sont le lot quotidien des Juges.
Le transport routier est en bonne place dans les défaillances. Le printemps 2008 avait sonné le tocsin : les augmentations vertigineuses du prix des carburants avaient gonflé les résultats des compagnies pétrolières et des commissionnaires de transport et réduit à néant la trésorerie des petites entreprises de transport.
Baisse de l'activité puis arrêt complet à partir de la fin de l'année auront eu raison de milliers d'entreprises de transport.
Probablement plus de 10000 entreprises de transport auront disparues avant la fin 2009 et avec elles 100000 emplois.
Doit on le constater et se résoudre à l'accepter ? Certains pensent même qu'il s'agit d'une opportunité....mais pour qui !
En effet pour qui ! A l'instar de toutes les autres filières professionnelles, le transport routier est sous la tutelle d'organisations ultra-conservatrices, soucieuses de préserver et augmenter leurs privilèges.
Au premier rang de ces conservateurs, la FNTR. Depuis son origine dans les années 30, elle n'a eu de cesse de faire les yeux doux aux autorités politiques de droite comme de gauche, de préserver la paix sociale pour quelques uns de ses adhérents au détriment des petites entreprises, d'obéir aux desiderata du monopole ferroviaire, creusant toujours plus la tombe des transporteurs pour remplir les caisses de la SNCF.
Les conservateurs de TLF sont d'une autre trempe. Sous la coupe du MEDEF, ils sont seulement motivés par l'appât du gain, peu leur important les pertes subies par les petits transporteurs. Ceux ci se retrouvent comme les serfs du Moyen-Age, corvéables à merci au service de leurs Seigneurs.
Un troisième conservateur aux moyens financiers considérables, semble manoeuvrer avec habileté ce petit monde. Depuis des années, l' AFT-IFTIM utilise l'argent des entreprises, l'argent public de la taxe d'apprentissage, les fonds publics des conseils régionaux pour régner en Suzerain incontesté.
Malgré des remontrances réitérées de la Cour des Comptes, cet organisme continue à être géré au seul bénéfice des quelques uns. Qui les protège ?
A côté de ces conservateurs, existe t il des libéraux, des progressistes, des personnalités individualistes mais ayant le sens du partage ? Bien peu en réalité !
L'AFTRI, organisme technique très compétent au service des transporteurs internationaux, s'était découverte une mission politique, assurée de main de maître par une personnalité intelligente, intègre, charismatique. La maladie aura empêché Jacques Henri GARBAN de réaliser son rêve d'unir la profession.
Une autre association a tenté à certaines époques de se rebeller et d'apporter aux transporteurs des solutions différentes pour assurer leur développement. UNICOOPTRANS, dirigée par Dominique MALGRAS, le « pape du transport », a récemment choisi le camp des conservateurs pour ne pas froisser les grands financiers.
En septembre 2000, en rupture de ban avec la FNTR, quelques milliers de transporteurs se fédèrent pour créer OTRE. Se voulant résolument agressive et tenace, la nouvelle organisation se trouve un chef qui n'aura de cesse de lutter contre tous les conservatismes. Après 8 ans de travaux forcés, Jean Pierre MORLIN y perdra son entreprise et sa santé.
Et, dira t on, il manque d'autres acteurs à cette comédie tragique !
UNOSTRA qui, depuis plus de 50 ans représentait justement « les petits, les sans grades, les oubliés de la croissance ». Dirigée par des hommes plus de conviction que de compétence, elle a vécu de belles années et de foutus moments avant de disparaître... prochainement.
PROMOTRANS qui ne doit son salut actuel qu'à la passion et la compétence de son président et l'énergie et l'intelligence de son équipe de
direction.
Le CNR (Comité National Routier) qui tient la route grâce à la compétence technique de son directeur, est surtout un lieu de batailles entre
les conservateurs mais dont les transporteurs sont exclus.
Le CNT (conseil national des transports) haut lieu de l'immobilisme, ne sert qu'à donner des places aux amis des coquins.
Il manque aussi le pouvoir politique. Son métier n'est il pas de diviser pour mieux régner ? Avec le transport routier, il a à sa botte les plus soumis des sujets.
Il manque enfin les transporteurs eux-mêmes. Ce sont les seuls acteurs dont on oublie la présence sur la scène. N'est il pas temps qu'ils se mobilisent en masse pour sauver leur métier, le faire évoluer sans en renier ses fondements humains, sans oublier que le progrès, les civilisations ont évolué grâce aux navigateurs, aux caravanes, que le transport routier est et restera un vecteur d'union des peuples, un outil indispensable à l'aménagement des territoires et le maillon indispensable de l'économie.
Les conservateurs de tous poils tentent aujourd'hui d'empêcher la création d'une véritable force risquant de leur faire de l'ombre. Prêts à dépenser de l'argent sans compter pour « graisser » la main de personnes peu scrupuleuses, ils sont en passe de gagner !
IL EST ENCORE TEMPS DE SE REBELLER
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