Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 15:38

Les milliers de petites PME et de TPE françaises du transport routier sont les otages d'un système oligarchique qui a atteint son paroxysme le 2 juin dernier.
Aux accents populistes de quelques oligarques, certains transporteurs s'imaginent encore être protégés et défendus dans une Europe où ils seront sous la coupe de quelques grands groupes de transport et de logistique, ceux là même qui entendent les défendre.
Quelques transporteurs croient encore en la vertu de la MataHari du transport, trahissant les uns et les autres au gré de ses intérêts personnels.
La grande majorité des transporteurs, voituriers à la merci des donneurs d'ordre, n'ont plus la volonté de refuser l'inacceptable, de se révolter pour continuer à vivre.
Et pourtant, il existe des Hommes et des Femmes de conviction qui refusent de mourir sans combattre, qui n'admettent pas de concilier avec l'inconciliable.

Ils sont élus, permanents ou simples adhérents d'une 4ème organisation professionnelle qui demeure sur une seule route : celle d'un syndicalisme militant, rebelle, agressif, corporatiste (est ce un gros mot ?)

 

Ceux là sont fatigués de prêcher dans le désert : 
Face aux "vendeurs de savonnettes" bien peignés qui ne représentent que les groupes internationalisés au discours politiquement correct.
Face aux négociateurs patentés qui décident le lundi d'accords sociaux appliqués par d'autres le mardi.
Face aux technocrates qui voudraient réformer une convention collective archaïque en la modernisant pour leurs seuls intérêts.

 

Oui, ils sont fatigués mais ils ont encore la passion des Hommes et des Femmes de cette profession. Ils ont encore l'espoir de changer les choses :

- de faire la guerre aux commissionnaires véreux qui étranglent leur trésorerie ;

- de faire la guerre aux donneurs d'ordre (souvent des transporteurs hurlant contre le cabotage) qui pratiquent au quotidien des prix lituaniens, ukrainiens ou turcs ;

- de faire la guerre à des négociateurs sociaux qui assassinent les petits pour permettre aux gros d'augmenter leurs profits ;

- de faire la guerre enfin pour obtenir la liberté d'un métier, aujourd'hui sous le joug de quelques suzerains avec la complicité du roi.

 

Il est temps de se rebeller. Bientôt, les moteurs ne raisonneront plus sur les routes de France ou alors, ils ne seront plus français.

 

Le 2 juin n'était pas la mobilisation de la profession.
C'était le Munich du transport routier. 

Par Rebelle
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