Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 12:27

Et aussi moins de recettes fiscales pour les collectivités territoriales !
On voit actuellement l'extrême sensibilité des parlementaires à la réforme de la Taxe Professionnelle. Si cette réforme est impérative pour redonner aux entreprises industrielles des points de compétitivité, les élus nationaux doivent également réfléchir aux dégâts collatéraux de décisions parfois hâtives.

Les Elus de gauche, si sourcilleux de garantir les services publics, doivent savoir par exemple que le service universel de La Poste (étendard glorieux déployé en ce moment) est assuré par des PME et des TPE de transport routier opérant pour le compte de la société nationale.
Le service public de la Poste n'est rendu possible que grâce à des milliers de PME et de TPE qui livrent chaque jour courriers et colis aux entreprises et aux particuliers

Les Sénateurs, souvent présidents d'exécutifs départementaux devraient savoir que les millions d'enfants transportés chaque jour dans le cadre du transport scolaire, le sont par des entreprises privées, très souvent des PME et des TPE ancrées dans leur territoire.
Ces entreprises opèrent pour le compte des conseils généraux en délégation de service public.

Les Elus des conseils régionaux, responsables du développement économique de leurs régions, seraient bien inspirés de réfléchir au maintien des activités économiques de proximité pour éviter la desertification rurale.

En instaurant une taxe carbone payée par les transporteurs routiers, c'est justement la desertification des zones rurales que le gouvernement et les associations écologiques organisent.

En instaurant une taxe carbone qui ne responsabilise pas les décisionnaires du mode de transport (La Poste et les Conseils Généraux dans les 2 exemples ci dessus), le Parlement risque d'aller à l'encontre des objectifs fixés par le Grenelle de l'Environnement

En soutenant le paiement de la taxe carbone par les transporteurs, certaine organisations professionnelles "dites" de transporteurs (FNTR et TLF) font le jeu des groupes mondialisés du transport et de la logistique et favorisent l'évasion économique, sociale et fiscale et la délocalisation du transport routier au profit des pays low-cost.

Les PME françaises du transport routier sont le ciment de la cohésion nationale en matière d'économie de proximité et d'aménagement harmonieux et durables des territoires.

Sembler l'ignorer, c'est remettre en cause l'organisation même de notre Société.

Par Rebelle - Publié dans : economie
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