Le blog de Rebelle

Enfin, une grande fédération de transporteurs semble reconnaître l'indispensable recomposition de la représentation professionnelle pour peser plus efficacement sur les décisions politiques autant à Paris qu'à Bruxelles.
"La crise impose de changer pour le bien du secteur et des entreprises" Chaque structure professionnelle peut bien entendu s'approprier cette affirmation.
Toutefois, ce changement s'impose aussi à ceux qui l'affirme. On en est très loin.
En continuant à compter uniquement jusqu'à 3 le nombre de fédérations de transporteurs, la rue Ampère n'a toujours pas le courant à tous les étages.
En poursuivant à défendre l'Unostra qui a perdu tous ses adhérents et dont la gestion rappelle par certains côtés celle d'un organsime de formation proche de la FNTR,, la grande fédé poursuit dans la guerre des chefs et se discrédite.
En faisant ami-ami avec TLF, elle sonne le glas des petites PME et des TPE du transport routier.

Travailler tous ensemble, chaque transporteur le réclame depuis des années. Les professionnels ont déserté les organisations professionnelles, y compris et plus que les autres la FNTR, parce qu'ils ne sont plus défendus en tant que transporteurs.
Quand le groupe Charles André prône comme en 2007 la réduction de la vitesse à 80 kms/h, c'est parce que le groupe de 3000 personnes est peu touché par une mesure qu'ils appliquent déjà par obligation (MD).
Quand TLF par la voix de son président, affirme que le cabotage n'est pas un problème ; effectivement pour les entreprises qu'il représente, ce n'est pas un problème puisque c'est la solution.

Bernard LATASTE, le président d'OTRE a clairement posé la question aux deux autres fédérations : voulez vous de nous comme interlocuteurs A EGALITE. A ce jour, il ne semble pas que la rue Desnouettes et la rue Ampère aient répondu à cet appel à l'union.
L'édito de la FNTR reste de la poudre aux yeux de cette fédération qui, depuis 1936, sous couvert de défendre le transport routier, l'a rendu dépendant de la SNCF et de tous les gouvernements.

Si changement il doit y avoir, c'est à la FNTR de changer en priorité.

Le rassemblement opéré ces derniers mois au sein d'OTRE avec d'anciennes régions importantes de l'Unostra ne peut plus rester en marge de la politique du transport.
Notre valeur ajoutée, notre avantage concurrentiel pour parler marketing, c'est de défendre les transporteurs (les vrais transporteurs, pas ceux qui réalisent leurs profits sur la sous traitance et les prix bas).
Beaucoup de transporteurs affiliés à la (encore mais pour combien de temps) grande fédé, seraient bien inspirés d'y réfléchir.

L'union ne se fait pas avec des mots, elle se vit par des actes.
Bernard LATASTE a agi. Il appartient aux 2 autres d'en faire autant !

Sam 20 jun 2009 Aucun commentaire